Relations Internationales 1920-1939 (2) [08/10/08]

Publié le par Ph NAUDIN

II)   LES ETATS-UNIS

 

Wilson, le président démocrate  USA, a oeuvré au Traité de Versailles qui met fin à la guerre de 1914 ; il a imposé " les 14 points" en préambule du traité, fondés sur le "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" ; il a obtenu que le texte constitutif d’une "Société des Nations » soit placé en annexe.

 

>           Or en 1920, il est désavoué par le Congrès des USA qui devait entériner le texte : les élections venaient d’en changer la majorité ; les républicains, soutenus par l’opinion publique, reviennent à la tradition isolationniste des Etats-Unis qui refusent de se lier par des traités.

 

> les USA, qui se présentaient comme un garant sérieux de l’application des traités et de l’installation de la SDN, vont faire défaut .

 

>           Cependant, ils continuent à jouer un rôle important dans les relations internationales :

1928, le "pacte Briand-Kellog " : conscients de la fragilité de la SDN, les deux hommes d’état signe un pacte aux termes duquel la France et les USA renoncent à la guerre comme moyen politique.

* 15 puissances au total signent ce texte à Paris dans un premier temps ;  il récoltera ensuite 60 signatures dont celles de l’Allemagne et de la Russie !

* l’enthousiasme du public bien qu’aucune sanction n’aie été prévue en cas de manquement. (Cette fois, le film à revoir est " La grande illusion » de Jean Renoir ! )

 

Les deux protagonistes :

 

*Aristide Briand (1862-1932), avocat socialiste, grand orateur, pacifiste,10 fois  président du Conseil ; lors du pacte il est ministre des Affaires étrangères, il recevra le prix Nobel de la paix en 1926. Précurseur de l’idée européenne.

 

*Frank Billings Kellogg (1856-1937) est le secrétaire d’état du Président Coolidge ; il obtiendra le même prix Nobel en 1929.

 

>           24 octobre 1929 : krach boursier à Wall Street : le "jeudi noir " Que s’est-il passé ?

Deux phénomènes indépendants ont joué :

 

         la spéculation effrénée sur les valeurs boursières, souvent achetées à crédit

>>>        les valeurs baissent depuis 1926.

           En août 29, on augmente le taux de crédit pour limiter les achats.

           Septembre : les faillites commencent ( Photomaton).

           La panique s’ensuit à la Bourse :tout le monde vend à la baisse et les cours s’effondrent malgré l’intervention des banques.

         une crise de surproduction >>> l’offre est très supérieure à la demande solvable.

>           Et la hausse des taux de crédit entraîne une baisse de la consommation.

 

Par le jeu des alliances bancaires cette crise va déferler sur le monde entier.

 

 

>           1935-1936 : loi de neutralité et "cash and carry" :

 

*          à l’intérieur : les USA, sous la houlette du président F.D.Roosevelt, tente une expérience "le new deal" (1933-39). Il s’agit d’effacer les trace de la crise de 29 >>> interventions de l’état dans les domaines économiques et sociaux, à l’encontre des théories libérales traditionnelles aux USA.

*          A l’extérieur : les préoccupations intérieures et le New deal augmente la coupure avec l’Europe

>>> La conférence de Londres (1933) dans le domaine monétaire ne débouche pas.

>>> Les lois de neutralité réglementent les exportations de matériels ; les armes sont prohibées et les autres achats doivent être non seulement payés rubis sur l’ongle, mais aussi transportés par des navires non-américains.

>>> Les pays qui n’ont pas réglé leurs dettes de la guerre de 14 (c’est le cas de la France, en particulier) n’ont droit à aucune facilité de paiement.

 

Conclusion : les USA ne se rendent pas compte qu’ils mettent les démocraties européennes, affaiblies par la guerre de 14, dans une situation d’infériorité et qu’elles ne peuvent se réarmer devant les menées de leurs voisins. 

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