La 2e Guerre Mondiale (1) [15/10/08]
LA SECONDE GUERRE MONDIALE (1939-1945)
les grandes phases
Situation :
• Le Japon a donné le coup d'envoi de ce nouveau conflit mondial en 1937 en se lançant à la conquête de la Chine.
• la Conférence de Munich a encouragé Hitler dans sa politique de recherche du « Lebensraum » : après l'Anschluss, la guerre devient inévitable il transforme la Tchécoslovaquie en protectorat allemand (mars 39).
• Mussolini s'empare de l'Albanie en avril 39, pour ne pas être en reste...
Plan :
I – la Blitzkrieg = la guerre-éclair en Europe
II – la guerre se mondialise (1941-1942)
III – le reflux des puissances de l'Axe (nov 1942 - printemps 44)
IV – la victoire des Alliés (1944-1945)
I - LA BLITZKRIEG
Traduction littérale : « la guerre éclair »
Définition : « guerre rapide et violente. Nouvelle technique de combat »
➢ Au XIXème siècle, « le sang est le prix de la victoire » selon Clausevitz, théoricien allemand de la guerre d'usure.
➢ Début XXème, un groupe de théoriciens britanniques, sous la direction de sir Liddle Hart, montre que la victoire tenait à l'efficacité militaire d'une armée, donc à la rapidité d'action et au développement technologique militaire.
➢ Ironie du sort, c'est l'ennemi qui va tester cette théorie :
Application : Allemagne / Pologne
| moyens allemands | moyens polonais |
| 11 divisions de chars | 1 seule |
| 4 divisions motorisées | 0 |
| 850 bombardiers + Stukas | 210 |
| 400 chasseurs | 150 |
| 40 divisions d'infanterie | 30 |
Principe : il est plus simple, plus facile et moins onéreux de réduire la puissance d'une armée ennemie soit par la famine (en la coupant de son ravitaillement en vivres, munitions, renforts), soit par la paralysie (en détruisant le haut commandement ou son réseau de communication).
>>> l'utilisation de nouvelles armes tout juste testées dans la première guerre mondiale :
• les blindés : « Panzer » allemands ; ils font l'objet d'une tactique originale : concentration en un étroit secteur du front de forces considérables, rapides et autonomes qui provoquent la rupture dans la ligne de défense adverse.
• L'aviation : la maîtrise de l'air est primordiale. Les Stukas (chasseurs-bombardiers) couvrent les blindés au sol et mitraillent l'ennemi en piqué. Les bombardiers désorganisent le réseau de communication (routes, voies ferrées) et pilonnent les centres administratifs et industriels.
Avec un tel traitement la Pologne, pourtant forte d'une armée de 3 millions d'hommes, capitule en 3 semaines : la cavalerie n'a pas fait le poids en face des Panzer. Etonnement ...dans les 2 camps !
Remarque : l'état-major français, formé de généraux qui ont gagné la guerre de 14, ne croît pas à l'utilité des blindés, pourtant déjà fabriquées par Renault vingt ans plus tôt...
A) LES PREMIERS SUCCÈS ALLEMANDS :
dus à l'alliance germano-soviétique
➢ La Pologne est écrasée en 3 semaines malgré la résistance acharnée de Varsovie (du 2 au 27 septembre 39) : l'armée polonaise est hors combat avant d'avoir terminé sa mobilisation...Le 27, l'URSS, conformément au pacte germano-soviétique, attaque à l'Est : prise en tenaille, la Pologne doit capituler. Le 23 octobre, les 2 vainqueurs se partagent l'état vaincu.
➢ En Europe du Nord : les 2 vainqueurs de la Pologne continuent sur leur lancée :
>>> 9 avril 40, l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège. Le débarquement franco-anglais à Narvik (Norvège) retarde l'avancée allemande en attaquant « la route du fer » (Spitzberg) ; en juin, le corps expéditionnaire doit être rapatrié...
>>> novembre 1939, l’URSS déclare la guerre à la Finlande qui, contre toute attente, résiste vaillamment jusqu’en mars 40 : elle doit céder la Carélie, zone limitrophe entre les 2 pays.
>>> août 40, Staline annexe les Pays baltes, sans autre forme de procès.
B) LA CAMPAGNE DE FRANCE
La France et l'Angleterre ont déclaré la guerre à l'Allemagne dès le 3 septembre 1939, en réponse à l'attaque allemande sur la Pologne.
• C'est d'abord « la drôle de guerre » : une guerre de position où, pendant près d'un an, rien ne se passe...Le moral des troupes françaises massées le long des frontières Nord et Est est au plus bas. Selon les généraux Gamelin et Weygand, la ligne Maginot est censée nous protéger de toute attaque allemande.
• Puis le 1er mai 1940, c'est l'invasion-éclair des Pays-bas, de la Belgique et du Luxembourg : il s'agit d'une manoeuvre de diversion (Plan Gal Manstein). Les blindés allemands (Gal Guderian, avec 7 Panzerdivisions et 3 divisions motorisées)) attaquent à la limite du dispositif allié, dans les Ardennes, à côté de la ligne Maginot !
• Seconde offensive le 19 mai : sur la Somme, cette fois ; le dispositif français est coupé en 2 et les armées belges et hollandaises sont prises en étau.:
>>> 15 mai : capitulation hollandaise ;
• 28 mai :capitulation belge ;
mai rembarquement franco-britannique de Dunkerque, dans des conditions dramatiques...
NB : après avoir pris le vent, Mussolini déclare la guerre à la France le 10 juin 40.
Conséquences politiques en France :
• le 12 juin, le Gal Weygand ordonne la retraite.
• le 16 juin, le gouvernement de Paul Reynaud replié à Bordeaux démissionne. le président de République nomme Pétain président du Conseil;
• le 17 juin, ce dernier demande l'armistice par l'intermédiaire de l'Espagne.
• le 22 juin, l'armistice est signé à Rethondes, dans les conditions exactes de la reddition allemande en 18 !
NB : le 18 juin, un illustre inconnu,le général De Gaulle, général « à titre provisoire » lance un appel à la résistance sur les ondes anglaises.
C) LA GRANDE-BRETAGNE RESTE SEULE EN LICE
➢ Le 10 mai 40, Chamberlain démissionne ; Churchill le remplace à la tête du gouvernement britannique : il promet aux Anglais « du sang, de la sueur et des larmes »...
➢ L'Allemagne projette l'invasion des îles britanniques : il lui faut donc une maîtrise totale des airs. A titre préventif, en plein accord avec De Gaulle, les Anglais ont bombardé la flotte française à Mers-el-Kébir en Algérie française : en effet, la marine n'a pas été désarmée, aux termes des accords d'armistice ; le danger est donc qu'elle tombe aux mains des Allemands. (3 juillet 40) ..
➢ La Bataille d'Angleterre : la Luftwaffe (armée de l'air allemande) attaque en août, mais sans succès ; une arme secrète, le Radar, permet aux pilotes de la RAF de décoller avant l'arrivée des avions allemands qui souhaitaient les « cueillir au nid », c'est-à-dire sagement alignés sur leur base...Il faut donc accepter le combat aérien : en 2 mois la Luftwaffe perd 2000 appareils. Goering, patron de l'aviation allemande, décide alors le bombardement diurne des grandes villes (Londres : 20 000 t de bombes – 15 000 morts ).
➢
>>> Le 7 octobre, Goering s'avoue vaincu et arrête l'attaque : seuls les bombardements de nuit vont se poursuivre.