Méthodologie 2 Le commentaire de texte [22/10/08]

Publié le par Ph NAUDIN

LE COMMENTAIRE DE TEXTE HISTORIQUE

 

   A - LE TRAVAIL SUR LE TEXTE  

 

    CADRAGE DU TEXTE                                                        ...   en pratique

 

* l’auteur : dates, CV, fonctions ;                               - numéroter les lignes;

            * le destinataire du document ;                                   - marge ou feuille rajoutée;

* la date et les circonstances ;                                     - annoter en marge;

* le type et la nature du document ;                           - stabilo de 2 ou 3 couleurs;

* l’idée générale du texte.                                            - dictionnaire

 

 nb : le repérage des indices grammaticaux :

temps des verbes, pronoms ... peut s’avérer utile.

 

    ANALYSE DU TEXTE                                                                dans la marge

 

Première lecture :

 

            * repérage du plan du texte ;                                      - utiliser la typographie du texte

                                                                                      (alinéas, retraits à la ligne, para-  

* repérage des idées principales,                                     graphes ...)

         «         «      «  secondaires;                                - entourer les mots-clés d’un coup

* repérage des mots-clés ;                                               de crayon;

 

 

Lecture critique : 

                                                                                    - surligner les idées principales de

* les problèmes posés par le texte ;                                 couleurs différentes;

* sous-entendus et arrière-pensées                              - reformuler ces idées en quelques mots;                        

 de l’auteur ou des acteurs 

                                                                                                                                                                         

 

- à confronter avec les connaissances

personnelles sur le sujet ;

- en tirer un raisonnement ;

- se forger un jugement sur le texte.

                              

 B-L’ORGANISATION DU DEVOIR

 

     LA PRESENTATION DU TEXTE  :  sa rédaction correspond à la partie « cadrage ».

 

   1)  Ses différents éléments forment le corps de l’introduction.

  

   2) s’y ajoutent :  * les problèmes posés par le texte, c’est-à-dire « la problématique »;

                               * l’annonce du plan de votre devoir (linéaire ou thématique).

 

NB: c’est souvent la problématique qui détermine le plan à suivre.

 

                                                        Les pièges à éviter dans l’introduction

                                                 

  1)  L’introduction  correspond à la moitié du devoir : le déséquilibre est flagrant !

 

De deux choses, l’une :  - ou je réduis l’introduction;

                                       - ou j’étoffe l’ensemble du devoir. Question de temps...

                                  On a plus vite fait de réduire !

 

 2)  Oubli pur et simple de la problématique ou du plan : très mal vu des correcteurs !

  A titre d’information, l’introduction  « vaut » 4/20 dans les barèmes du bac... Après une telle omission, il ne reste plus grand chose ! 

 

 

    EXPLIQUER ET CRITIQUER LE DOCUMENT : on reprend les éléments de l’analyse

 

A - LA QUESTION DU PLAN   :    2 cas de figure se présentent :

 

                                         1) le plan du texte étudié est clair :

 

            * on le garde : ce sera un « plan linéaire »;

            * on réutilise les mêmes articulations logiques entre les différentes parties ;

            * on appuie la démonstration : - avec les mots-clés du texte, suivis de leur définition;

                                                             - avec des membres de phrase choisis pour leur perti-nence, le tout « entre guillemets ».

 

                                          2) le texte est trop « fouillis » :

 

           * on dégage de grands thèmes à partir des mots-clés : ce sera un « plan thématique »

           * on les ordonne en un tout cohérent, en utilisant des articulations logiques;

           * on n’oublie pas les citations, prises dans le texte, qui viennent renforcer votre propos.

 

B - L’EXPLICATION DU TEXTE:  jusqu’à présent, nous n’avons qu’un squelette... Il  vous faut maintenant expliquer le contenu du texte;

 

             A chaque fois qu’on explique un mot, une phrase du texte, on le place entre guillemets :

 pas de commentaire sans citations ! Cependant, on peut, pour éviter les répétitions, désigner

« le 1er paragraphe » ou «  la ligne 10... »

 

     Voici la règle implicite du jeu: imaginez toujours avoir affaire à un naïf qui n’a pas

pas la moindre idée sur les évènements relatés; le correcteur ne se formalisera pas, puisque c’est lui qui l’impose ...

 

a) les mots-clés : ce sont ces mots ou expressions qui ont un sens précis, en particulier en His-toire, mais qu’on finit par ne plus voir, tellement on les rencontre souvent !

 

           Exemples : « la guerre froide », « le libéralisme », « le nazisme », « le communisme » etc...

On s’aperçoit d’ailleurs qu’on les emploie sans trop savoir ce qu’ils cachent : d’où l’utilité d’un diction-naire ... Ce sont ces mots qu’on doit définir quand on les rencontre dans un texte.

 

b) les allusions du texte :

                                          * à certains évènements , qui peuvent être contemporains, mais aussi déjà passés. Un évènement historique appartient à un tissu ; il faut le resituer par rapport au contexte.

 

Exemple : le Traité de Versailles est le résultat des évènements de la Guerre de 14, comme il porte en germe la Seconde guerre mondiale.

 

                                          * à certains personnages qui doivent être connus :

                 - qui sont-ils ?

                 - quelles fonctions occupent-ils ?

                 - quel est leur rôle dans l’évènement rapporté ?

                 - sont-ils «acteurs»  ou simples témoins ?

                 - quel est leur niveau de responsabilité ?   etc...

 

NB: il est sage de se fabriquer des fiches biographiques sur chacun des personnages importants du programme...

 

                                           * aux relations des différents pays entre eux :

                - parmi les pays cités qui est allié avec qui ?

                                                   qui s’oppose à qui ?

                - Pourquoi ? comment ?...

 

                                         * à certaines dates qui doivent « faire tilt » quand vous les aperce-vez et qui sont désignées par le terme « d’années-charnières ».

 

 

          Exemples : l’année 1929 , l’année 1947 , constituent des ruptures dans la trame historique... et par la même occasion de superbes sujets d’examen ! Là encore, il est facile de se constituer des fi-ches par année avec le dictionnaire chronologique, d’autant qu’elles sont peu nombreuses.

 

c) les idées du texte:       * les idées de l’auteur doivent être expliquées :

                              - appartiennent-elles à une idéologie (=  kit d’idées « clés en mains ») ?

                              - sont-elles propres à l’auteur ?

                                         * elles doivent être critiquées :

                              - vont-elles dans le sens d’une politique traditionnelle du pays concerné ?

                              - au contraire est-ce une attitude novatrice ? dangereuse ? apaisante ? etc...

                                         * elles doivent être regardées « entre les lignes » :

                              - est-ce que l’auteur est sincère ?

                              - qu’y a-t-il d’implicite, de sous-entendu ?

                                                      - pourquoi se prête-t-il à ce jeu ? Quels sont ses intérêts immédiats ou à long terme ? etc... etc...

 

d) la démonstration :  après le travail d’analyse effectué en première partie, vous vous êtes fait une idée sur le texte, son auteur, ses acteurs, les idées présentées : ce peut être le fil con-ducteur de votre explication ; mais n’ayez crainte, on ne vous demande pas une thèse !

   Si tout le travail précédent a été correct, c’est déjà très bien ...

 

                                                                                           les écueils du développement

 

           1) recopier le texte ou redire la même chose : c’est LA PARAPHRASE ; ce qui signifie - en grec - qu’on tourne autour du pot !

                                            Pas d’explication, pas de points...

 

         2)  AUCUNE CITATION du texte : pas de vagues allusions au texte !

                          - des guillemets ;

                          - des n° de paragraphes ;

                          - des n° de lignes...

                                          Pas de citations, pas de commentaire...

 

       3) vagabonder autour du texte  jusqu’à l’oublier complètement ; c’est le HORS SUJET ...

  C’est-à-dire qu’on fabrique une dissertation à partir d’un texte et donc, qu’on confond deux

exercices complètement différents . La note tourne autour de 5 .../20.

 

    LA CONCLUSION :  elle récapitule , elle estime, elle tourne le regard sur l’avenir.

 

              C’est toujours une épreuve ! Depuis trois heures, on décortique un texte, on en a fait le tour : quoi en dire pour fermer le ban ?

 

             Une conclusion répond à la « règle de trois » :

                                         1) je résume le contenu du texte en une ou deux lignes ;

                                         2) je juge de la portée de ce texte : a-t-il eu une influence sur le cours des évènements ou non ?

                                         3) à court terme ? à long terme ? j’élargis la question...

             ex : la crise de 29 est économique; mais par ricochet, elle va toucher quantité d’autres domaines et être une des causes de la Deuxième guerre mondiale.

 

Les pièges de la conclusion : - les redondances par rapport au développement;

                                                        - la conclusion « vide » ! 

                                                        - finir sur une question : cela relance le débat...

                                  et vous repartez pour 3 heures !                   

Publicité

Publié dans Methodologie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article